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Les crabes dansent au Croisic

Les crabes dansent au Croisic

Je ne guérirai pas, mais je vis gaillardement (la plupart du temps) : FAUT PAS GÂCHER !

De l'air ! La suite...

De l'air ! La suite...

J'ai pu parler à Super Mario ce matin. À l'instant. Émotions dans la poitrine. Tourbillon de papillons dans le coeur. Ça chatouille et ça chauffe à l'intérieur. Je reconnais le retour de la peur. Les injections de Denosumab ne peuvent pas expliquer mes difficultés respiratoires selon lui. Bien qu'il ne parle pas du retour possible des métastases dans mes poumons, j'interprète promptement le sous-entendu. Dans "le code de communication oncologue", ce que l'oncologue ne dit pas vaut autant que ce qu'il dit pour le malade !

En moins d'une heure, je déclenche le plan hors sec :

  • appel au médecin traitant, forcing du barrage de sa secrétaire : "Je comprends ce que vous me dites : elle a du retard, il y a du monde en salle d'attente... Mais je n'appelle pas pour un rhume. Interrompez-la trente secondes, s'il vous plait. Je n'ai pas besoin de plus.", deux ordonnances en préparation : radio pulmonaire et bilan sanguin complet. Je passe fissa les chercher.

  • passage de l'infirmière à 11H30 pour le prélèvement

  • rendez-vous pris au labo de radiologie de La Baule pour 14H15.

Les papillons sont toujours là dans ma poitrine. Installés jusqu'à ce que les résultats tombent. Et dire que ce matin, jusqu'à 11H, j'étais encore tranquille.

Le plus dur dans la vie que je mène désormais, ce n'est pas d'être malade. Le plus dur, c'est de se faire à l'idée qu'on est malade pour toujours et d'encaisser la seconde suivante, qu'on peut finalement ne pas l'être si longtemps que ça.

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