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Les crabes dansent au Croisic

Les crabes dansent au Croisic

Je ne guérirai pas, mais je vis gaillardement (la plupart du temps) : FAUT PAS GÂCHER !

They tried to make me go to rehab, I said "No, no, no".

They tried to make me go to rehab, I  said "No, no, no".

Demain, je reprends ma petite pilule blanche et c'est tant mieux.

Étourdissements, vertiges... Ça fait de la grande voltige là-haut, des milliers de trapézistes virevoltent. L'air brassé par leurs acrobaties déclenche chatouillis et frissons dans mon cerveau. J'ai déjà connu un flottement approchant dans les grandes tasses de Disney Land. Ça tourne si vite... La tête finit par partir en arrière, loin, loin, loin... Plus de maintien. Abandon. Règne des sensations. Et puis on se récupère soudainement ! La tête revient sur les épaules. Retour sur terre.

Le sevrage des antidépresseurs, c'est tout pareil ! Une alternance de pertes de conscience éclairs et de reprises en mains subites. J'y vais très très gentiment pourtant depuis le 3 juin. Je respecte à la lettre le plan de désintoxication prescrit. Je reviens même prudemment en arrière et ré-augmente la posologie quand le corps ne suit pas. C'est ce que j'ai dû faire cette semaine. J'ai réintroduit des demi-comprimés les mardis et jeudis à la place de la prise unique du mercredi. Pourtant, ça fait encore tournicoti-tournicoton derrière le front. Demain dimanche, j'ai droit à une dose complète selon le programme. Je vais me jeter dessus comme une camée dès les premières lueurs du jour !

Je n'imaginais pas être aussi physiquement dépendante : la "Paroxétine 20mg, vous verrez, c'est très léger". Balivernes et billevesées ! Vivement la liberté. C'est moi qui l'ai souhaitée. Je veux me "nettoyer". Me débarrasser de toute la chimie inutile. Ne garder que ce qui est vital :

  • le traitement hormonal qui tient jusqu'ici les métastases en respect depuis la fin de la chimiothérapie en début d'année.
  • le complément de vitamine D et clacium pour limiter les dégâts osseux après le retrait des ovaires en février.

Je vais y arriver. Sans précipitation. En gérant la pénurie sur plusieurs mois.

 

Le 18 septembre, j'aurai réussi.

 

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